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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 17:40

La cave coopérative "La Malepère", fondée en 1949, a vinifié, en 1979, 164 729 hectolitres de vins dont à peine 3 190 hectolitres de V.D.Q.S. malepère, soit moins de 2% de sa production.

Les caves du Razès et de la Malepère ont fusionné le 1er janvier 2019.

La fusion-absorption avait été envisagée dès 2016  mais avait été reportée par deux fois, faute de consensus. Depuis le 1er janvier 2019, les caves de la Malepère (Arzens) et du Razès (Routier) ne font plus qu'une.

 

http://www.ladepeche.fr/article/1999/10/29/130847-Cave-cooperative-un-demi-siecle-de-progres.html?refresh=1&filename=Cave-cooperative-un-demi-siecle-de-progres
 

29 Octobre 1999 La Dépèche du Midi 

Cave coopérative: un demi-siècle de progrès

ARZENS

Si l'on pouvait classer l'évolution majeure de ce siècle, nul doute que la cave coopérative serait nominée au plus haut plan. Samedi, elle fêtera cinquante années d'existence, et surtout, d'évolutions.

Le 24 février 1949, une poignée de volontaires, cinquante-deux viticulteurs au total, décident la création d'une cave coopérative. Première récolte, à l'automne 1949 : 5.417 hl. Le pari est gagné.

Pierre Pflimlim, ministre de l'Agriculture de l'époque, vient, le 25 novembre 1950, inaugurer la cave. Il ne sait pas que dès cet instant, il vient d'ouvrir au modernisme et à l'industrialisation un excellent outil de travail.

La longue marche en avant commence. Les communes vont adhérer au coup par coup, mais inexorablement.

L'évolution

Presque aussitôt, les communes d'Alairac, Lavalette et Villalbe adhèrent. Ce sera le premier maillon d'une longue chaîne.

Le boum se situera à partir de 1989, avec les nouvelles adhésions de Villepinte, Moussoulens, Alzonne, Muscoop. La capacité d'investissement est augmentée, sans danger pour le coopérateur.

Il fallait aussi avoir la qualité pour bien figurer dans un marché toujours plus difficile. Fini, l'ère du direct ou aramon. Des cépages nobles sont expérimentés au domaine de Caze, achetés en collaboration avec Routier, Trèbes et Limoux rouge, qui servira longtemps de champ d'investigation, d'où sortiront les cépages merlot, cabernet, cot, syrah et chardonnay.

En 1976, première récompense au travail des viticulteurs et à la qualité du produit : le label côtes-de-la-malepère, précédé par celui des côtes-ducabardès, qui a eu, cette année, la consécration en AOC.

En 1969, toujours dans le domaine cave, création des ensembles comme Routier, Bram, Montréal et l'Uccoar, qui deviendra une magnifique rampe de lancement pour les produits, grâce au dynamisme de toute une équipe, et notre cave, bien sûr, profitera d'un tel élan.

La cave a continué à investir, chaque année, pour se moderniser et amener les nouvelles techniques. Depuis 1989, 60-millions de francs. Compte tenu des aides et des bons plans financiers réalisés, l'amortissement est déjà effectué aux trois quarts, sans danger, donc, pour les viticulteurs.

Les hommes

Il va sans dire qu'une telle évolution : 5.417 hl en 1949, 200.000 cette année, 2.500 ha, 365 adhérents, nécessite non seulement des investissements financiers, mais aussi de la matière grise, des hommes qui ont contribué à cette évolution... qui n'est pas finie puisqu'une usine de traitement de la tomate... et peut-être compote poires et pommes, a vu le jour.

La force a été peut-être la stabilité dans les diverses équipes dirigeantes : quinze membres au conseil d'administration, en 1949 ; dixsept, cette année.

En 1949 et jusqu'en 1963, Henri Sabadie a donc présidé à l'ère de lancement. Jean Cros sera à ses côtés comme directeur.

De 1963 à 1993, le viceprésident Jean-Paul Lallemand prend les destinées du groupe.

Vice-président depuis la création, il permettra à son tour la marche en avant.

En 1993, Bertrand Sabadie, fils du président fondateur, accède à son tour à la fonction suprême. Jeune et dynamique, il donnera le dernier coup de rein à l'évolution, à la modernisation. A ses côtés, Jean Calmet, qui sera le deuxième directeur de la cave et qui le restera jusqu'en 1995. Il cédera tout naturellement son poste à Daniel Rey, qui était son directeur commercial. Ce dernier est secondé, actuellement, par Bruno Maillard.

Voici les hommes qui, actuellement, président aux destinées de l'entreprise.

Président : M.-B.-Sabadie ; président d'honneur : M.-J.P.-Lallemand ; viceprésidents : MM.-G.-Foussat, J.-Escarguel, F.-Cung et P.-Pouchelon ; membres : MM.-P.-Cases, D.-Béraud, C.-Cazals, J.-C.-Denaise, F.-Dournes, Y.-Gagliazzo, J.-Mourgues, M.-Laffite, J.-Lallemand, M.-Vergé et J.-Poussou.

Outre le président Bertrand Sabadie, on retrouve aussi les noms des enfants de ceux qui furent les pionniers d'une grande aventure économique, qui fête, aujourd'hui, cinquante printemps et qui n'est pas prête à s'éteindre, avec un superprogramme de réjouissances.


Les pionniers

Le premier conseil d'administration de 1949 comptait quinze membres.

Président : M.-Henri Sabadie ; vice-président : M. J. P. Lallemand ; membres : MM. P. Foussat, F. Carbou, A. Deltrieu, J.-Denat, F.-Dreuille, P.-Mourgues, P.-Mendegris, C.-Paut, J.-Icart, L.-Peiruza, A.-Peyrotte, J.-Puget et M.-Puget.

Ces hommes avaient cru au modernisme et à l'esprit coopérateur, qui porte ses fruits aujourd'hui.

 LaDepeche.fr
13 novembre 2008 La Depeche du Midi
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/13/491197-Daniel-Rey-rend-le-tablier.html

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Publié par Henri - dans histoire viticulture