Le Crédit Agricole, son principal bailleur de fonds, a accepté d'abandonner 40% de ses créances, les 60% restants de la dette, qui atteignait 35 millions d'euros, devant être remboursés sur 15 ans aux différents créanciers de l'entreprise, a précisé Me Christophe Dejean à une correspondante de l'AFP.

Les Grands Chais de France rachète la "quasi-totalité" du stock

En parallèle, la coopérative, qui réunit environ 140 adhérents sur 1.750 hectares, devrait officialiser prochainement le rachat de la "quasi-totalité" de son stock, qui pesait sur ses comptes, par le groupe des Grands Chais de France (GCF), plus gros producteur de vins et spiritueux en Europe.

Cet accord commercial devrait apporter "une manne de trésorerie supérieure à 10 millions d'euros dans les 18 mois qui viennent", a ajouté l'avocat au sortir d'une audience "positive" au tribunal de commerce d'Agen, qui doit homologuer le plan présenté par l'entreprise d'ici au 12 juin.

 

"Aujourd'hui, l'avenir des caves de Buzet est consolidé comme il ne l'a jamais été", a estimé Me Dejean, en soulignant que cette trésorerie renflouée permettra désormais à la coopérative de payer ses producteurs "dans l'année", contre un délai d'environ trois ans jusque-là.

La moitié des salariés menacée par un plan social

Dans le cadre de l'accord trouvé, GCF doit reprendre la commercialisation nationale et internationale des vins de Buzet, la coopérative conservant seulement la vente locale, et l'embouteillage sera désormais effectué par les Grands Chais de France dans l'usine de Landiras (Gironde).

Cette réduction du périmètre d'activité s'accompagnera "en toute hypothèse" d'un plan social, "point noir du dossier", a poursuivi l'avocat des Vignerons de Buzet, dont les effectifs pourraient tomber sous les 20 salariés d'ici la fin de l'année selon lui, contre près d'une quarantaine actuellement.

Source : la RVF 

https://www.larvf.com/la-cooperative-de-buzet-en-bonne-voie-de-sortir-la-tete-de-l-eau,4891441.asp